Fumer de la sauge est-ce que ça rend plus heureux ?

Je fais bruler de la sauge blanche tous les jours pour ses propriétés purificatrices. Je le fais pieusement depuis mon arrêt de travail. J’ai brulé la chandelle par les deux bouts à vouloir servir cette puissante Jeanne d’Arc qui m’anime comme du feu. Quoique la mission soit des plus vive et inspirante à mon âme, des éléments austères m’ont foudroyé me laissant profondément vidée de mon énergie, désillusionnée et presque éteinte. Fait historique : Jeanne d’Arc fut placé sur le bûcher et elle y est morte.
Dans ce contexte, faire brûler de la sauge, est-ce un rituel de la dernière chance ou plutôt la marque du découragement comme une complainte à la « Ouate de phoque »? Dans mon esprit, j’entends Michel Rivard fredonner « Ça ne vaut pas la peine…». Plus largement, cela me porte encore une fois à constater le piètre niveau et la qualité désolante de la conscience humaine ici sur Terre.
Comme un mal nécessaire, ce merdier à épurer m’amène à m’interroger à savoir si l’action de faire bruler des feuilles de sauge blanche rend plus heureux. Ce rituel permet-il réellement de se purifier, se dégager et se libérer de la toxicité des basses fréquences et des volontés égoïstes qui nous polluent à la manière trumpiste ? Pour nous en assurer l’efficacité énergétique, telle une cause désespérée, plus que s’y exposer, faut-il symboliquement inhaler la fumée pour supprimer la teneur extra trop élevée de cette toxicité? Il y a toutefois un risque de s’étouffer.
Je sais. Qu’elles soient individuelles ou collectives, lorsqu’on fait face aux forces malveillantes, ça donne envie de changer de ligne temporelle ou de se téléporter dans une autre réalité parallèle plus harmonieuse et respectueuse. Tel un refuge, cet espace temporaire donne le temps à l’âme de se reconstruire et de choisir consciemment comment elle va poursuivre sa destinée. Ce souhait n’est pas le signe de faiblesse ni de fuite, mais d’une volonté de vivre une vie qui construit, qui élève et qui épanouit plutôt que d’user ses forces à se prémunir contre les bassesses de l’ego qui a soif de pouvoir et qui se nourrit d’abus pour sa propre gloire. Lois universelles : le mal existe par rapport au bien et le bien ressort toujours vainqueur.
Bref, au niveau de la sauge, il n’y a rien de magique dans tout cela. Cependant, dans ma réalité parallèle, le rituel de la sauge blanche libère tout un sens. Lorsque j’allume une feuille de sauge et me baigne dans sa fumée, c’est comme si je faisais une pause à la Fontaine de lumière pour prendre une bouffée de lumière pour mon âme et donner de la vie à ma vie.
Conseil d’amie : Avant de fumer de la sauge, informez-vous !
À bientôt dans une réalité parallèle… près de chez vous!

© Martine Trudel, août 2025
Ce texte peut être utilisé à condition que le nom de l’autrice et la source soient mentionnées et que le contenu ne soit pas modifié.
Merci d’honorer ainsi mon travail. 🙏 Namaste
